On a soupçonné
les composés endocriniens de provoquer une vaste gamme d'effets
indésirables sur la reproduction et le développement des
humains. Nos chercheurs et scientifiques ont préparé un certain nombre
de documents de synthèse et de fiches
d'information qui traitent des préoccupations les plus courantes que
suscitent ces effets possibles sur la santé.
Voire aussi "Cadre
d'évaluation du poids de la preuve".
Cancer du sein
Le cancer du sein, qui se caractérise par la croissance de cellules
atypiques dans le tissu mammaire, existe sous diverses formes. Il peut
prendre naissance dans les cellules qui tapissent les canaux galactophores,
dans les glandes qui sécrètent le lait, dans la peau,
le tissu adipeux, les tissus conjonctifs et autres cellules présentes
dans les seins. Les facteurs de risque du cancer du sein incluent des
facteurs génétiques (p. ex., les gènes BRCA1, BRCA2),
des facteurs hormonaux (menstruations hâtives, ménopause
tardive), certains médicaments (contraceptifs oraux, hormonothérapie
substitutive, exposition au diéthylstilbestrol (DES)), l'obésité,
la consommation d'alcool et l'exposition aux radiations. Les facteurs
de risque connus n'expliquent toutefois pas tous les cas documentés
de cancer du sein et on croit que les substances chimiques qui imitent
l'action des strogènes pourraient jouer un rôle dans
la biologie de cette maladie. Les effets hormonaux sont particulièrement
importants, car ils favorisent la croissance cellulaire. Le maintien
de taux élevés d'hormones durant la période de
fécondité des femmes, surtout lorsqu'ils ne sont pas interrompus
par les changements hormonaux provoqués par la grossesse, semble
accroître le risque que des cellules génétiquement
endommagées se développent et causent le cancer.
Feuillet d'information
Document de synthèse
(en anglais)
Cancer
de l'endomètre
Le cancer de l'endomètre, également désigné
adénocarcinome ou cancer de l'utérus, fait référence
à une tumeur maligne qui se développe dans la muqueuse
de l'utérus, ou endomètre. Le cancer de l'endomètre
est le type le plus répandu de cancer de l'utérus. Bien
qu'on ignore la cause exacte du cancer de l'endomètre, il semble
que des taux élevés d'strogènes joueraient
un rôle. Une des fonctions normales des strogènes
est de stimuler le développement de la muqueuse épithéliale
de l'utérus. Une quantité excessive d'strogènes
administrée à des animaux de laboratoire a provoqué
une hyperplasie et un cancer de l'endomètre. Parmi les facteurs
de risque associés au cancer de l'endomètre, mentionnons
l'obésité, l'hypertension et la polykystose ovarienne.
Un risque plus élevé est également associé
à la nulliparité (absence de grossesse antérieure),
à la stérilité (impossibilité de concevoir),
à l'apparition précoce des premières menstruations
et à une ménopause (fin des menstruations) tardive. Les
femmes ayant des antécédents de polypes de l'endomètre
ou autres tumeurs bénignes de l'endomètre, les femmes
post-ménopausées qui suivent une hormonothérapie
substitutive et les femmes diabétiques entrent également
dans la catégorie des femmes à risque plus élevé.
Feuillet d'information
Endométriose
L'endométriose est un état qui se caractérise par
le développement, dans des localisations anormales, du tissu
qui tapisse normalement l'utérus (endomètre) et il s'accompagne
de douleur, de saignements irréguliers et, souvent, de stérilité.
Cette croissance tissulaire se remarque habituellement dans la région
pelvienne, les ovaires, l'intestin, le rectum, la vessie et la muqueuse
délicate du bassin, mais peut aussi se produire ailleurs dans
l'organisme. On ignore la cause de l'endométriose, mais un certain
nombre de théories ont été proposées. Selon
la théorie des menstruations rétrogrades, les cellules
de l'endomètre (évacuées durant les menstruations)
pourraient remonter par les trompes de Fallope jusque dans le bassin
où elles s'implanteraient et se développeraient dans les
cavités pelvienne ou abdominale (ou les deux). Selon une autre
théorie d'origine immunitaire, une anomalie du système
immunitaire ferait en sorte que les tissus normalement évacués
durant les menstruations s'implanteraient et se développeraient
ailleurs que dans la muqueuse de l'utérus. Une autre théorie
laisse croire que les cellules tapissant la cavité abdominale
pourraient spontanément donner lieu à l'endométriose.
Les facteurs de risque de l'endométriose incluent des facteurs
génétiques et hormonaux (apparition précoce des
premières menstruations, cycles menstruels réguliers et
menstruations durant sept jours ou plus).
Feuillet d'information
Document
de synthèse (en anglais)
Fécondité
et fertilité
La fécondité est la capacité potentielle pour un
couple de concevoir un enfant, alors que la fertilité s'entend
de la capacité de concevoir et elle s'évalue en fonction
du délai de conception. La fertilité, ou plutôt
la stérilité, est un problème qui touche de plus
en plus de couples. Il est cependant difficile de déterminer
si l'on observe véritablement une hausse du taux de stérilité
par âge, car peu d'études ont été publiées
sur les tendances temporelles ou géographiques. La stérilité
se définit comme l'incapacité pour un couple de concevoir
après 12 mois de relations sexuelles non protégées.
La stérilité primaire est l'expression utilisée
pour désigner un couple qui n'a jamais été capable
de concevoir, après au moins un an de rapports sexuels non protégés.
On parle de stérilité secondaire lorsqu'un couple a réussi
à concevoir au moins une fois, mais qu'il est incapable de concevoir
depuis. Les causes de la stérilité incluent un large éventail
de facteurs d'ordre à la fois physique et affectif. De 30 % à
40 % environ des cas de stérilité sont d'origine masculine
et de 40 % à 50 % sont d'origine féminine. Les autres
10 % à 30 % des cas peuvent être dus à des facteurs
présents chez les deux partenaires mais, dans certains cas, aucune
cause précise ne peut être identifiée. Outre les
facteurs reliés à l'âge, d'autres facteurs augmentent
le risque de stérilité, notamment le fait d'avoir de nombreux
partenaires sexuels (ce qui augmente les risques de MTS), la présence
d'une maladie transmise sexuellement, des antécédents
de salpingite, des antécédents d'orchite (inflammation
des testicules) ou d'épididymite (inflammation de l'épididyme
chez les hommes), les oreillons (hommes), la varicocèle (dilatation
des veines du canal déférent; hommes), des antécédents
médicaux faisant état d'une exposition au diéthylstilbestrol
(DES) (hommes ou femmes), des troubles de l'alimentation (femmes), des
cycles menstruels sans ovulation, l'endométriose, des anomalies
de l'utérus ou une obstruction du col ou encore une maladie chronique
(p. ex., diabète).
Feuillet d'information
Document
de synthèse (en anglais)
Hausse
du taux d'avortement spontané
L'avortement spontané, aussi désigné fausse couche,
fait référence à l'expulsion du ftus provoquée
par des causes naturelles, avant la 20e semaine de grossesse. L'interruption
de grossesse survenant après la 20e semaine est désignée
" accouchement prématuré ". L'expression "
avortement spontané " fait référence aux phénomènes
d'origine naturelle et non aux avortements pratiqués volontairement
ou à des fins thérapeutiques. La plupart des avortements
spontanés sont dus à la mort du ftus, elle-même
causée par des anomalies génétiques qui n'ont habituellement
aucun lien avec la mère. Parmi les autres causes possibles de
l'avortement spontané, mentionnons les infections, des problèmes
physiques chez la mère, des facteurs hormonaux (endocriniens),
des réactions immunitaires et de graves maladies systémiques
chez la mère (comme le diabète ou des problèmes
thyroïdiens).
Feuillet d'information
Sex-ratio
Le sex-ratio fait référence au nombre de naissances masculines
vivantes divisé par le nombre total de naissances, durant une
période donnée. On présume généralement
que le sex-ratio demeure stable pendant de longues périodes,
s'établissant à environ 50:50. Selon certains, toutefois,
le nombre de naissances masculines, par rapport au nombre de naissances
féminines, serait en baisse en Amérique du Nord et ailleurs
dans le monde, depuis plusieurs décennies. La cause de cette
diminution demeure inconnue, mais on croit que l'exposition à
des produits chimiques présents dans l'environnement jouerait
un rôle, bien qu'aucune explication mécaniste satisfaisante
n'ait encore été avancée. Parmi les facteurs médicaux
mis en cause pour expliquer la diminution de la proportion des naissances
masculines, mentionnons l'âge du père et de la mère,
l'utilisation des techniques comme la fécondation in vitro et
l'induction de l'ovulation, le lymphome non hodgkinien, l'hépatite
et la sclérose en plaques. Les hommes qui souffrent de cancer
des testicules ont également tendance à concevoir davantage
d'enfants de sexe féminin que les hommes en général.
À l'inverse, l'exposition thérapeutique du père
à la testostérone semble accroître la proportion
d'enfants de sexe masculin. Plusieurs facteurs pourraient expliquer
la baisse du sex-ratio, notamment des phénomènes endocriniens
intra-utérins. On a aussi observé que les embryons de
sexe masculin et féminin croissent à un rythme différent
qui pourrait dépendre de l'action des strogènes
et d'autres hormones.
Feuillet d'information
Cancer
des testicules
Le cancer des testicules est un état qui se caractérise
par la croissance anormale, rapide et invasive de cellules malignes
(cancéreuses) dans les testicules. Bien que le cancer des testicules
ne représente que 1 % de tous les cas de cancer chez les hommes,
il est le cancer le plus répandu chez les hommes de 15 à
40 ans. Le cancer des testicules se répartit entre les séminomes
(30 à 40 % des tumeurs testiculaires) et les non-séminomes
(60 % des tumeurs testiculaires). La cause exacte du cancer des testicules
n'a pas encore été déterminée, mais plusieurs
facteurs de prédisposition pourraient faire en sorte que certains
hommes sont plus à risque. Parmi ces facteurs, mentionnons des
antécédents médicaux de cryptorchidie, le développement
anormal des testicules, le syndrome de Klinefelter (anomalie des chromosomes
sexuels qui peut se caractériser par de faibles taux d'hormones
mâles, la stérilité, le développement des
seins et une atrophie testiculaire) ou des antécédents
de cancer des testicules. D'autres facteurs possibles sont actuellement
à l'étude, notamment l'exposition à certains produits
chimiques et l'infection due au virus de l'immunodéficience humaine
(VIH).
Feuillet d'information
Cancer
de l'ovaire
Le cancer de l'ovaire désigne une tumeur cancéreuse des
ovaires. Bien qu'assez peu répandu, le cancer de l'ovaire est
malgré tout la 5e cause de décès par cancer chez
les femmes et la principale cause de décès dus à
des tumeurs malignes gynécologiques. On ignore la cause de ce
cancer, mais les femmes plus âgées sont les plus à
risque. Plus de la moitié des décès dus au cancer
de l'ovaire surviennent chez des femmes âgées de 55 à
74 ans et près du quart des décès par cancer de
l'ovaire touchent des femmes de 35 à 54 ans. Le taux de décès
dus au cancer de l'ovaire est disproportionnellement élevé,
et ce pour diverses raisons. Premièrement, les symptômes
sont vagues et non spécifiques, de sorte que les femmes et leurs
médecins les attribuent souvent à des affections plus
courantes et, lorsque le diagnostic est posé, le cancer s'est
souvent propagé au-delà des ovaires. Deuxièmement,
comme il n'existe pas de test de dépistage rentable pour le cancer
de l'ovaire, plus de 50 p. 100 des femmes qui en souffrent ne sont diagnostiquées
qu'à un stade avancé de la maladie. Un nombre plus élevé
de cycles ovulatoires semble être un facteur de risque du cancer
de l'ovaire. Par conséquent, un plus grand nombre de grossesses
et la prise d'anovulants (pour empêcher l'ovulation) semblent
avoir un effet protecteur. Certains gènes pourraient aussi accroître
les risques, y compris les gènes du cancer du sein BRCA1 et BRCA2.
Enfin, les patientes ayant des antécédents personnels
de cancer du sein, ou des antécédents familiaux de cancer
du sein ou de cancer de l'ovaire (ou les deux), pourraient aussi être
à haut risque.
Feuillet d'information
Document de synthèse
(en anglais)
Cancer
de la prostate
Le cancer de la prostate est une tumeur maligne (cancéreuse)
qui se développe dans la prostate. On ignore la cause du cancer
de la prostate, mais certaines études ont établi un lien
entre un régime alimentaire riche en gras et une augmentation
du taux de testostérone. Le cancer de la prostate est la troisième
cause de décès par cancer chez les hommes de tous âges
et la principale cause de décès par cancer chez les hommes
de plus de 75 ans. Les hommes les plus à risque sont les hommes
de race noire âgés de plus de 60 ans, les agriculteurs,
les travailleurs de l'industrie du pneu, les peintres et les hommes
exposés au cadmium. Le cancer de la prostate est classé
par stades, en fonction du degré d'extension de la maladie et
des différences entre les cellules cancéreuses et le tissu
de la prostate. On ne connaît encore aucune mesure préventive,
mais l'adoption d'un régime végétarien faible en
gras pourrait réduire le risque. L'identification précoce
de la maladie (et non sa prévention) est aujourd'hui possible
grâce à des tests de dépistage annuels pratiqués
chez les hommes de plus de 40 ou 50 ans (toucher rectal et dosage de
l'antigène prostatique spécifique (PSA)).
Feuillet d'information
Document de synthèse (en
anglais)
Diminution
de la qualité du sperme
Avec le développement des techniques d'aide à la reproduction,
la qualité du sperme est devenue une mesure de la fertilité
masculine. L'analyse du sperme ou la numération des spermatozoïdes
est une mesure qui englobe plusieurs paramètres clés (volume,
nombre, motilité et morphologie) servant à évaluer
la capacité d'un homme de concevoir. Le volume séminal
varie habituellement entre 1,5 et 5 mL/éjaculat. Dans la plupart
des laboratoires, la numération des spermatozoïdes est jugée
normale lorsque sa valeur est supérieure à 20 millions
de spermatozoïdes/mL de sperme. Au microscope, les spermatozoïdes
en santé sont en mouvement constant, et cette caractéristique
est désignée sous le nom de " motilité ".
On considère que le taux de motilité est normal lorsque
de 50 à 60 % des spermatozoïdes d'un éjaculat sont
mobiles. Enfin, le dernier paramètre évalué pour
juger de la qualité du sperme est la morphologie, laquelle fait
référence à la forme physique ou l'aspect de chaque
spermatozoïde. Les spermatozoïdes anormaux peuvent présenter
des déformations au niveau de la tête, de la queue ou de
la partie médiane, et toutes ces anomalies peuvent empêcher
la fécondation normale de l'ovule. Les valeurs standards de ces
paramètres ont été définies par l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), mais bon nombre de laboratoires et
de cliniques de traitement de la stérilité utilisent leurs
propres valeurs standards.
Feuillet d'information
Anomalies
de l'appareil reproducteur masculin
La différenciation sexuelle est un processus hormonodépendant
complexe, qui détermine si le ftus deviendra de sexe masculin
ou restera de sexe féminin (état par défaut). Ce
processus est contrôlé par une série de processus
qui doivent se produire d'une manière précise et coordonnée
pour assurer le développement du système reproducteur
masculin et des caractères sexuels secondaires connexes. Comme
la différenciation sexuelle est très sensible aux hormones,
les anomalies du système reproducteur masculin pourraient être
causées par une perturbation endocrinienne. La cryptorchidie,
ou rétention des testicules dans l'abdomen après l'âge
d'un an, et l'hypospadias (une anomalie fréquente qui se caractérise
par la présence d'une ouverture anormale située sous le
pénis, plutôt qu'à son extrémité)
sont deux anomalies fréquentes de l'appareil reproducteur masculin.
Parmi les facteurs de risque de la cryptorchidie et de l'hypospadias,
mentionnons l'ethnicité, les antécédents familiaux,
la prise d'analgésiques durant la grossesse, le rang de naissance
et l'obésité de la mère. La cryptorchidie est par
ailleurs un facteur de risque dans le développement ultérieur
du cancer des testicules.
Feuillet d'information
Document de synthèse (en anglais)
Puberté
précoce
La puberté précoce fait référence au développement
prématuré des caractères corporels qui se manifestent
habituellement à la puberté. La puberté survient
habituellement entre l'âge de 13 et 15 ans chez les garçons
et entre 9 et 16 ans chez les filles. La puberté précoce
chez les filles se caractérise par le début du développement
sexuel avant l'âge de 8 ans, incluant l'apparition de n'importe
lequel des caractères suivants : développement des seins,
apparition de la pilosité axillaire ou pubienne, maturation des
organes génitaux externes et début des menstruations.
Certaines données laissent croire que le début du développement
dès l'âge de 7 ans chez des fillettes de race blanche et
de 6 ans chez les fillettes d'origine afro-américaine pourrait
être considéré normal. Chez les garçons,
la puberté précoce s'entend de l'apparition de n'importe
lequel des caractères sexuels suivants avant l'âge de 9
ans : grossissement des testicules et du pénis, apparition de
la pilosité axillaire ou pubienne et/ou apparition de la pilosité
du visage habituellement perceptible d'abord au-dessus de la lèvre
supérieure. Comme la puberté est un processus hormonodépendant,
certains croient que la puberté précoce pourrait être
provoquée par la perturbation endocrinienne.
Feuillet d'information
Hormones thyroïdiennes
La thyroïde est une glande en forme de boucle ou de papillon, qui
est située dans le cou et qui secrète des hormones qui
contrôlent comment chaque cellule de l'organisme utilise l'énergie
(métabolisme). Ces hormones sont la thyroxine (T4) et la triiodothyronine
(T3). La sécrétion des hormones T3 et T4 est contrôlée
par l'hypophyse et l'hypothalamus, dans le cerveau. Des dérèglements
thyroïdiens peuvent être causés non seulement par
des anomalies de la glande elle-même, mais aussi par des anomalies
au niveau de l'hypophyse ou de l'hypothalamus. L'hypothyroïdie,
ou insuffisance de la thyroïde, peut causer une variété
de symptômes et avoir une incidence sur toutes les fonctions de
l'organisme. L'organisme fonctionne alors au ralenti et ceci se traduit
par une apathie mentale et physique. Une carence en hormones thyroïdiennes,
qui survient entre la naissance et l'âge de deux ans, provoque
des troubles mentaux ou cognitifs permanents, dont le niveau de gravité
varie. C'est pourquoi la plupart des pays occidentaux effectuent des
tests de dépistage de routine durant la première semaine
de vie, pour déceler l'hypothyroïdie congénitale
et instaurer rapidement, s'il y a lieu, un traitement pour prévenir
les déficiences cognitives. Il y a hyperthyroïdie ou thyrotoxicose,
lorsque la thyroïde secrète trop d'hormones durant une période
courte (aiguë) ou longue (chronique). Bon nombre de maladies et
d'affections peuvent causer ce problème, notamment le goitre
exophtalmique, les tumeurs non malignes de la thyroïde ou de l'hypophyse
et les tumeurs des testicules ou des ovaires. Le goitre exophtalmique
représente 85 % de tous les cas d'hyperthyroïdie.
Feuillet d'information
Système
immunitaire
Le système
immunitaire est formé de cellules et de tissus qui reconnaissent
les " antigènes ". Les antigènes sont de grosses
molécules (habituellement des protéines) présentes
à la surface des cellules, des virus, des champignons ou des
bactéries. Les antigènes peuvent aussi être des
substances non vivantes, comme des toxines, des substances chimiques,
des médicaments et des particules étrangères. Les
substances qui contiennent ces antigènes sont repérées
et détruites par le système immunitaire. En général,
le système immunitaire agit de deux manières, soit par
le biais de l'immunité humorale et de l'immunité à
médiation cellulaire. Le premier type, l'immunité humorale,
fait intervenir des composés protéiques désignés
anticorps ou immunoglobulines (Ig). Il existe cinq groupes d'anticorps
(IgG, IgM, IgA, IgD et IgE); ces anticorps sont libérés
par des globules blancs spécialisés (les lymphocytes B)
en réponse à un antigène étranger. Les anticorps
se lient à l'antigène pour le détruire ou l'éliminer.
Les lymphocytes B gardent " en mémoire " leur rencontre
avec des cellules ou des organismes étrangers et sont ainsi en
mesure de fabriquer les bons anticorps advenant une exposition subséquente.
L'immunité à médiation cellulaire fait intervenir
un autre groupe de lymphocytes spécialisés, les lymphocytes
T, qui contrôlent la réponse immunitaire. Les lymphocytes
T libèrent un grand nombre de produits chimiques, dont certains
attirent d'autres lymphocytes là où se trouvent les cellules
étrangères, alors que d'autres sont cytotoxiques et provoquent
la mort de la cellule étrangère. Les anticorps et les
lymphocytes T sont tous deux dirigés contre un antigène
précis. Le système endocrinien et le système immunitaire
sont, dans une certaine mesure, interdépendants. Il a été
démontré que certaines hormones de la reproduction influent
sur la synthèse des substances chimiques du système immunitaire,
comme les cytokines et les interleukines. Enfin, le fait que certaines
maladies auto immunes soient plus répandues chez les femmes que
chez les hommes laisse croire que les hormones féminines de la
reproduction pourraient exercer un effet modulateur sur le système
immunitaire de la femme.
Feuillet d'information